La CGEM, pilier du secteur privé marocain et moteur de la transformation économique
Depuis plus de 75 ans, la Confédération Générale des Entreprises du Maroc (CGEM) incarne la voix du secteur privé. Représentant officiel des entreprises marocaines auprès de l’État, elle accompagne le tissu économique national, dont 95 % de TPME, dans leur développement, leur compétitivité et leur transition vers un modèle durable et innovant.
Créée en 1947, la CGEM est l’organisation représentative du secteur privé marocain. À l’image du MEDEF en France, elle fédère aujourd’hui plus de 90 000 entreprises membres couvrant l’ensemble des secteurs économiques du Royaume. Son conseil d’administration, composé du président, du vice-président général, des présidents des fédérations sectorielles, des CGEM régionales, des commissions permanentes, ainsi que de membres désignés, incarne une véritable « démocratie patronale ». Cette instance définit les orientations stratégiques et la politique générale de la Confédération, dotée des pouvoirs les plus étendus pour défendre les intérêts des entreprises.
La CGEM est également présente au Parlement marocain, où elle siège à la Chambre des conseillers, et participe à la gouvernance d’environ 150 institutions publiques et parapubliques, notamment dans les domaines de l’enseignement et de la formation professionnelle. « Nous sommes l’interlocuteur privilégié du gouvernement pour toutes les questions liées au secteur privé : fiscalité, emploi, environnement des affaires ou compétitivité », souligne Mehdi Tazi, vice-président général de la CGEM.
La Confédération dispose de douze représentations régionales, de Tanger à Lagouira, d’une 13e région dédiée aux Marocains du Monde, de 18 commissions thématiques et de trente-sept fédérations professionnelles statutaires qui constituent autant de relais sectoriels. Celles-ci assurent une veille économique, identifient les problématiques propres à chaque filière et défendent les intérêts des entreprises auprès des pouvoirs publics. La Fondation CGEM pour l’Entreprise appuie l’action de la CGEM en finançant des études stratégiques, en organisant des séminaires et des conférences et en soutenant les missions de la Confédération.
Le Maroc attire de plus en plus d’investisseurs étrangers grâce à sa stabilité politique, sécuritaire et macro-économique, à son infrastructure moderne et à une vision économique claire impulsée par Sa Majesté le Roi Mohammed VI. Le pays dispose de 1 800 kilomètres d’autoroutes, d’une vingtaine d’aéroports et du port de Tanger Med, classé parmi les dix plus grands du monde. Le dirham reste stable depuis plus de 25 ans, ce qui garantit un environnement financier prévisible. Résultat : les investissements directs étrangers ont atteint 43 milliards de dirhams en 2023, soit une hausse de 25 % par rapport à l’année précédente.
Les secteurs les plus porteurs sont nombreux : l’industrie automobile, avec 700 000 véhicules produits par an ; l’aéronautique ; l’agroalimentaire ; le textile ; les énergies renouvelables ; et le tourisme (17 millions de visiteurs en 2023). « Le Maroc offre un équilibre unique entre coût du travail, productivité, proximité de l’Europe et stabilité. C’est un pays où il fait bon investir », résume Mehdi Tazi.
Le Maroc est aujourd’hui à un tournant : après avoir bâti une base industrielle solide, le pays veut désormais monter en gamme en développant l’innovation, la recherche et les marques locales. « Nous devons passer du statut de plateforme industrielle à celui de plateforme d’innovation », explique Mehdi Tazi. Cette évolution marque la nouvelle étape de la stratégie économique marocaine, soutenue par un secteur privé de plus en plus sophistiqué.
Le Royaume a lancé le programme « Maroc Digital 2030 », articulé autour de quatre axes : la digitalisation de l’administration, avec pour objectif de réduire de 50 % les délais administratifs ; le développement de l’écosystème des start-up, visant à passer de 400 à 3 000 start-up et 7 milliards de dirhams levés ; la formation de talents digitaux, de 13 000 ingénieurs actuellement à 100 000 d’ici 2030 ; et la couverture 5G de 70 % du territoire à horizon 2030. Des dispositifs d’aide directe soutiennent la transition numérique des entreprises, notamment par l’adoption du cloud, de l’intelligence artificielle et des ERP.
Précurseur en matière d’énergies renouvelables, le Maroc vise 52 % de capacité installée en énergies propres d’ici 2030, grâce à un mix hydraulique, éolien et solaire. La CGEM accompagne cette dynamique, notamment au travers de ses commissions décarbonation et développement durable et de son Label RSE, attribué aux entreprises respectant la Charte de Responsabilité Sociétale. Plus de 200 entreprises marocaines sont aujourd’hui labellisées. La Confédération promeut également les labels TAHCEINE (sécurité sanitaire au travail) et TAMYIZ, lancé par la Fédération du Commerce et des Services pour valoriser la relation client.
Les liens économiques entre le Maroc et l’Union européenne, notamment avec la France et l’Espagne, demeurent étroits. En 2024, le commerce franco-marocain a atteint près de 15 milliards d’euros, et les entreprises françaises emploient environ 150 000 personnes au Maroc. Le Royaume est la première destination africaine des investissements français et le premier investisseur africain en France. Les exportations marocaines vers l’UE ont atteint 35 milliards d’euros, contre 25 milliards d’euros d’importations. « Le Maroc est un partenaire stable et fiable pour l’Europe. Le cap est clair, sans surprise », insiste Mehdi Tazi.
Les TPME représentent 95 à 99 % du tissu économique et génèrent près de 80 % des emplois. Pour les soutenir, la CGEM agit sur trois leviers principaux : l’accès au financement, via des dispositifs de garantie et des alternatives de financement comme le capital-investissement ou la bourse ; la formation et l’accompagnement, à travers des plateformes pédagogiques dédiées aux chefs d’entreprise ; et la réforme fiscale, abaissant l’impôt sur les sociétés de 31 % à 20 % et celui sur les dividendes à 10 %, un taux jugé « juste et incitatif ».
« Le Maroc a profondément changé en quinze ans : il est plus ouvert et plus moderne. Nous disposons d’une terre d’opportunités pour les investisseurs », conclut Mehdi Tazi. À l’heure où le pays se positionne comme un hub industriel et énergétique entre l’Europe et l’Afrique, la CGEM constitue le pivot de cette dynamique économique.


