Un élan touristique au service d’une économie durable
Porté par une vision publique volontariste, le Maroc transforme ses records touristiques en un levier de croissance inclusive, combinant attractivité internationale, création d’emplois, investissements structurants et valorisation durable des territoires et des savoir-faire.
En 2025, le Maroc a franchi un seuil symbolique. Avec près de 20 millions de visiteurs, le Royaume confirme sa place de leader touristique sur le continent africain. Une performance qui ne doit rien au hasard mais à une transformation profonde de la stratégie nationale du tourisme.
«Le Maroc est une destination unique », rappelle Fatim-Zahra Ammor, ministre du Tourisme et de l’Artisanat et de l’économie sociale et solidaire « à seulement deux ou trois heures de vol de l’Europe, avec une culture millénaire, une diversité incroyable et une hospitalité reconnue dans tous nos indicateurs de satisfaction ». Cette singularité est désormais au cœur d’une feuille de route pensée non plus autour des destinations, mais autour de l’expérience vécue par le voyageur.

Fatim-Zahra Ammor
Ministre du Tourisme, de l’Artisanat et de l’Économie sociale et solidaire du Maroc
Lancée dans un contexte post-Covid particulièrement tendu, cette stratégie vise à accueillir 26 millions de touristes à l’horizon 2030. Les résultats actuels dépassent les attentes : 112 milliards de dirhams de recettes touristiques en 2024, soit +43 % par rapport à 2019, et une contribution du tourisme portée à 7,3 % du PIB national. Une dynamique qui confirme la montée en gamme et la maturité du secteur, tout en renforçant la résilience de l’économie nationale face aux chocs conjoncturels.
Cette croissance s’appuie sur plusieurs leviers structurants. Le premier est aérien, avec une capacité supérieure de 30 % à celle de 2019 et l’ouverture de 200 nouvelles lignes entre 2024 et 2025, dont des connexions directes avec Atlanta ou New York. Le second concerne l’investissement. Grâce à une charte d’investissement parmi les plus compétitives de la région, offrant jusqu’à 30 % de primes, et à des dispositifs ciblés tels que Cap Hospitality ou Go Siyaha, le Maroc attire aussi bien des investisseurs internationaux que des entrepreneurs locaux. L’État joue ici un rôle d’accélérateur, en accompagnant les porteurs de projets grâce à des mécanismes de financement, de formation et d’ingénierie, afin de structurer un écosystème touristique performant et durable sur l’ensemble du territoire, tout en renforçant l’équité régionale et l’inclusion économique.
Au-delà de ses chiffres, le tourisme est perçu comme un moteur social et régional. Actuellement, il fournit 850 000 emplois directs et près de 3 millions d’emplois indirects, tout en soutenant un artisanat qui emploie 2,5 millions de personnes et représente 10 % des revenus touristiques en devises. « L’artisanat n’est pas folklorique chez nous, il fait partie du quotidien », souligne la ministre, évoquant la transmission des métiers anciens, leur intégration dans des créations modernes, ainsi que leur rôle croissant dans l’exportation et dans l’image du Maroc à l’échelle mondiale.
Cette vision inclusive s’accompagne d’un engagement fort pour un tourisme durable, ancré dans les territoires ruraux, les oasis et les villages, à travers des hébergements alternatifs et des expériences authentiques, loin de toute standardisation.
« Le Maroc a de beaux jours devant lui », conclut la Ministre. « Que l’on soit voyageur ou investisseur, tout est en place pour découvrir un pays en plein élan, prêt à accueillir ceux qui veulent grandir avec lui ».


