Le numérique au cœur d’un projet de société connectée et responsable.


Au Maroc, la stratégie portée par Amal El Fallah Seghrouchni, Ministre de la Transition Numérique et la Réforme de l’Administration, conjugue souveraineté technologique, intelligence artificielle et inclusion sociale, avec une conviction forte, le progrès doit avant tout servir l’humain

 

Amal El Fallah Seghrouchni Ministre de la Transition Numérique.

 

À Rabat, la transformation numérique n’est plus un slogan technocratique. Elle est devenue un projet politique structurant, conçu comme un levier de souveraineté, de compétitivité et d’inclusion. Sous l’impulsion de la stratégie Maroc Digital 2030, le Royaume redessine en profondeur son modèle numérique, en misant à la fois sur l’innovation de pointe et sur une administration plus proche des citoyens. Cette dynamique a connu une étape majeure le 12 janvier 2026 avec la tenue de la journée nationale « AI Made in Morocco », consacrée à l’intelligence artificielle au cœur de la transformation numérique et des services publics. Cet événement a marqué l’entrée du Maroc dans une phase opérationnelle de sa stratégie IA, avec la structuration d’un écosystème national fondé sur la recherche, l’innovation et l’impact concret.

La 5G, officiellement lancée au Maroc le 7 novembre 2025 par trois opérateurs, marque une nouvelle étape structurante. Offrant des débits supérieurs à 2 Gbps et une latence très réduite, la 5G couvrait déjà plus de 60 villes dès la première semaine de déploiement. Cette montée en capacité du réseau, soutenue par un important effort d’infrastructure, accompagne le développement des grandes métropoles tout en préparant les usages stratégiques liés à l’organisation de la Coupe du Monde 2030. En parallèle les solutions satellitaires continuent d’étendre la connectivité vers les territoires les plus reculés, garantissant une inclusion numérique à l’échelle nationale.

Au cœur de cette dynamique, un principe simple guide l’action publique : passer d’”une administration qui attend” à une ”administration qui anticipe”. Simplification des procédures, dématérialisation intelligente, identité numérique souveraine et principe du « dites-le-nous une fois » traduisent une volonté claire de restaurer la confiance entre l’État et les usagers. Plus de 98 % de la population est désormais couverte par la 4G, tandis que la fibre, la 5G et les solutions satellitaires permettent de connecter les territoires les plus reculés.

Mais la vision marocaine du numérique ne se limite pas à la performance technologique. Elle s’incarne dans une approche plus singulière, revendiquée par la ministre elle-même :  digital care” . Un concept qu’elle forge à partir d’une histoire intime. « Le nom de la maison où j’ai grandi signifiait “soin” en arabe. C’est précisément cette notion qui guide mon travail aujourd’hui », confie-t-elle.

Cette philosophie imprègne sa conception de l’intelligence artificielle. Loin d’un imaginaire abstrait ou anxiogène, l’IA est pensée comme un outil au service des besoins concrets : faciliter la vie des personnes en situation de handicap, accompagner les publics vulnérables, lever les barrières de l’analphabétisme ou de l’accessibilité. Des solutions de reconnaissance vocale, de synthèse vocale multilingue ou d’assistance aux démarches administratives illustrent cette IA du quotidien, inclusive par design.

La ministre assume clairement cette priorité : « La chose dont je suis la plus fière, c’est lorsque le numérique permet réellement de soulager des personnes qui ont des limitations physiques. Ce n’est pas de la politique, c’est une conviction profonde ».

Cette approche humaniste s’articule avec une stratégie ambitieuse. L’événement « AI Made in Morocco » du 12 janvier a ainsi vu le lancement officiel du réseau national des instituts Al Jazari, un dispositif de centres d’excellence en intelligence artificielle ancrés dans les territoires et connectés aux universités, aux startups et aux administrations. Le lancement de JAZARI ROOT, noyau fédérateur de ce réseau, s’est accompagné de la signature d’accords structurants entre les différents partenaires, posant les bases d’une capacité nationale organisée en matière de recherche appliquée, de formation avancée et d’innovation technologique.

Autre annonce majeure de cette journée : la création du laboratoire de recherche et développement « Mistral AI & MTNRA », fruit d’un mémorandum d’entente signé le 12 janvier entre le ministère et l’entreprise Mistral AI, l’un des leaders mondiaux de l’intelligence artificielle générative. Ce laboratoire vise à développer des briques technologiques avancées, à produire des prototypes et à renforcer les compétences nationales à travers des programmes de recherche et de co-conception, tout en s’intégrant dans l’écosystème JAZARI.

Offshoring, deep tech, cloud souverain, cybersécurité et désormais intelligence artificielle territorialisée structurent ainsi un écosystème intégré, pensé dans la durée. À Dakhla, un data center hyperscale alimenté par les énergies renouvelables symbolise cette convergence entre innovation, durabilité et souveraineté.

En se positionnant comme un hub numérique arabo-africain, le Maroc entend également partager son modèle. Coopération régionale, accompagnement des startups et attractivité internationale composent une trajectoire assumée, ouverte et confiante.

« Le Maroc est un pays stable et ouvert qui offre aujourd’hui des opportunités inédites. Nous avançons avec une vision claire et une ambition collective », conclut la ministre, invitant les investisseurs et les visiteurs à découvrir un Royaume où le numérique prend soin, autant qu’il transforme.

Une stratégie numérique, grâce à la vision éclairée de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, fondée sur la confiance, l’utilité sociale et l’impact humain.
Investir au Maroc, c’est miser sur une innovation responsable, durable et inclusive.
Le Royaume propose un cadre clair, stable et attractif pour des projets numériques internationaux. Le numérique marocain trace une trajectoire crédible, souveraine, inclusive, attirant des capitaux, des talents internationaux, des partenariats durables, une innovation responsable, une croissance régionale et de la confiance.