Olivier SERVA ​
Député de la Guadeloupe

Député de la Guadeloupe

En tant que député, vous êtes au cœur des enjeux économiques de la Guadeloupe. Quelle est votre vision de la situation économique actuelle du territoire, et son évolution dans les années à venir ?

Olivier SERVA: C’est une question qui mériterait plusieurs heures de développement. Mais pour faire court, je peux parler à la fois en tant que député et en tant qu’ancien vice-président de région en charge du développement économique, de l’octroi de mer et de l’innovation entre 2015 et 2021.

La situation économique de la Guadeloupe pourrait être meilleure. Objectivement, en tant que département français, nous accusons un retard de développement par rapport à l’Hexagone. Par exemple, le PIB guadeloupéen est à environ 75% du PIB moyen hexagonal, soit un retard de 25%.

Sur les fondamentaux économiques, plusieurs indicateurs sont préoccupants : le taux d’illettrisme est deux fois plus élevé qu’en France hexagonale. Le taux de chômage est d’environ 15%, contre 6-7% en France, et le chômage des jeunes atteint 40%, alors qu’il était à 60% il y a quatre ans. Ce taux est donc trois fois plus élevé qu’en hexagone.

Par ailleurs, la Guadeloupe connaît une dépression démographique. Chaque année, nous perdons des habitants : environ 3 000 jeunes partent chaque année, emportant avec eux jeunesse, intelligence et fécondité. Seulement 1 000 reviennent, ce qui crée un solde migratoire négatif de 2 000 personnes par an. Même si le solde naturel reste positif, il est en baisse.

Un autre sujet qui me préoccupe profondément est le narcotrafic. La cocaïne, principalement produite autour du Venezuela et de la Colombie, transite par la Martinique et la Guadeloupe. Deux tiers de la drogue arrivent en Martinique, un tiers en Guadeloupe. Le prix de la cocaïne multiplie par six entre sa production et son arrivée ici, et par trente-six une fois en Europe. Cette puissance financière est énorme et largement sous-estimée.

Avec un taux de chômage des jeunes aussi élevé, beaucoup d’entre eux sont tentés par ces activités illégales. Le narcotrafic finance des scooters, des maisons, et soutient des familles, créant ainsi un cercle vicieux. Cela engendre également des problèmes de criminalité, de violence et de corruption à divers niveaux, y compris dans les ports, les forces de l’ordre et certains milieux économiques.

OWM: Merci pour ces précisions. J’ai constaté un phénomène similaire en République dominicaine, où le narcotrafic est également un problème majeur. Je ne pensais pas que la Guadeloupe était aussi touchée.

Olivier SERVA : Effectivement. La République dominicaine est un pays indépendant et le narcotrafic peut y faire partie de l’économie locale. Pour nous, il est crucial de ne pas tomber dans cette spirale. Mais malgré ces difficultés, la Guadeloupe possède un potentiel économique remarquable.

La Guadeloupe a un potentiel économique important, mais elle fait face à des défis en matière d’investissement. Quelles sont, selon vous, les principales opportunités d’investissement sur l’île pour les entrepreneurs locaux et étrangers ?

Olivier SERVA: Bien sûr. Le premier secteur à fort potentiel est celui de l’énergie. Le climat de la Guadeloupe offre un ensoleillement important, du vent, et surtout une ressource unique : la géothermie. C’est la seule énergie propre, renouvelable et non intermittente, car elle provient directement de la chaleur de la terre, contrairement au solaire ou à l’éolien qui dépendent des conditions climatiques.

Aujourd’hui, la géothermie fournit environ 8% de l’électricité en Guadeloupe, mais nous pourrions rapidement atteindre 30% avec une volonté politique forte.

Cependant, il y a un problème : EDF, qui exploite des moteurs au fuel à Jarry, produit déjà suffisamment d’électricité pour l’ensemble du territoire et n’est pas incité à investir dans les énergies renouvelables. Le rachat de l’électricité produite par les énergies renouvelables est limité, ce qui freine leur développement.

J’aimerais aussi évoquer un autre potentiel important lié à la valorisation des sargasses. Ces algues, qui proviennent de régions aussi diverses que l’Amazonie, le fleuve Congo ou le Mississippi, peuvent être utilisées pour produire du biogaz. En rassemblant les ressources de la Martinique, de la Guadeloupe et de la Guyane, nous pourrions atteindre une autonomie énergétique significative.

Le secteur du tourisme est crucial pour l’économie guadeloupéenne. Quelles initiatives proposez-vous pour attirer davantage d’investissements dans ce secteur et améliorer les infrastructures touristiques ? 

Olivier SERVA: A côté, du potentiel énergétique. On a notre principal moteur de croissance, c’est le tourisme. Notre industrie touristique est incroyablement à fort potentiel. Nous sommes uniques, par rapport à d’autres îles, dans le sens où nous sommes également un archipel. Les Iles de Guadeloupe comprennent 6 iles, Les Saintes, Marie-Galante, La désirade, Grande-Terre, Basse-terre et Petite terre. Nous avons un potentiel incroyable, nous faisons partie des iles les plus prisées.

Et puis, je rajoute que le fait que nous soyons une ile de la caraïbe française permet d’assurer une sécurité en cas de souci d’ordre médical.

Par contre, il faut améliorer la formation. Il faut améliorer l’accueil. Il faut améliorer le réceptif touristique.

Il y a la proviseure du lycée hôtelier, madame Lepierre, qui n’est plus proviseure mais qui l’a été pendant plusieurs années, qui me disait Olivier, sais-tu où est-ce que j’emmène mes stagiaires faire leur stage ? Je ne les emmène pas en France.

Je les emmène à côté à Sainte-Lucie, là où on voit des noirs servir d’autres noirs avec plaisir, avec bonheur, etc. Parce qu’ici, on est issus d’une société post-esclavagiste. On a vécu l’esclavage. Et parfois, il y a des mélanges dans la tête qui passent mal entre servitude et service. C’est-à-dire que si je vous sers, c’est comme si j’étais votre esclave. Donc parfois, il faut déconstruire tout ça. Donc , il faut de la formation. C’est un deuxième moteur de croissance, incroyable. Et puis, il y a un troisième moteur de croissance, qui est l’agriculture.

L’agriculture et la pêche sont les secteurs traditionnels de la Guadeloupe. Comment comptez-vous encourager les investissements dans ces domaines pour les moderniser et les rendre plus compétitifs ?

Olivier Serva: Il est essentiel de soutenir les agriculteurs et les pêcheurs par des formations et des subventions pour moderniser leurs techniques. Je préconise également la création de coopératives pour renforcer leur pouvoir de négociation sur le marché.

Figurez-vous qu’ici aujourd’hui, il y a 6000 hectares de terres en jachère, c’est-à-dire qu’elles ne sont pas cultivées, puisque les jeunes partent, puisque l’agriculture n’est pas assez valorisée, et puisque les perspectives d’argent ne sont pas assez bien développées, les gens laissent les terres en jachère et ça n’est pas bien développé.

On a des moteurs de croissance, mais encore faut-il mieux les valoriser. Par exemple, nous faisons le meilleur melon au monde.  Le meilleur melon au monde qui est exporté en France, les meilleurs bananes sont de Martinique, les rhums également, ici en Guadeloupe nous avons des rhums agricoles de haute qualité.

Nous possédons également la plus grande zone commerciale et industrielle de France qui se nomme JARRY et la seconde plus grande en Europe.

Député de la Guadeloupe

En tant que député, vous êtes au cœur des enjeux économiques de la Guadeloupe. Quelle est votre vision de la situation économique actuelle du territoire, et son évolution dans les années à venir ?

Olivier SERVA: C’est une question qui mériterait plusieurs heures de développement. Mais pour faire court, je peux parler à la fois en tant que député et en tant qu’ancien vice-président de région en charge du développement économique, de l’octroi de mer et de l’innovation entre 2015 et 2021.

La situation économique de la Guadeloupe pourrait être meilleure. Objectivement, en tant que département français, nous accusons un retard de développement par rapport à l’Hexagone. Par exemple, le PIB guadeloupéen est à environ 75% du PIB moyen hexagonal, soit un retard de 25%.

Sur les fondamentaux économiques, plusieurs indicateurs sont préoccupants : le taux d’illettrisme est deux fois plus élevé qu’en France hexagonale. Le taux de chômage est d’environ 15%, contre 6-7% en France, et le chômage des jeunes atteint 40%, alors qu’il était à 60% il y a quatre ans. Ce taux est donc trois fois plus élevé qu’en hexagone.

Par ailleurs, la Guadeloupe connaît une dépression démographique. Chaque année, nous perdons des habitants : environ 3 000 jeunes partent chaque année, emportant avec eux jeunesse, intelligence et fécondité. Seulement 1 000 reviennent, ce qui crée un solde migratoire négatif de 2 000 personnes par an. Même si le solde naturel reste positif, il est en baisse.

Un autre sujet qui me préoccupe profondément est le narcotrafic. La cocaïne, principalement produite autour du Venezuela et de la Colombie, transite par la Martinique et la Guadeloupe. Deux tiers de la drogue arrivent en Martinique, un tiers en Guadeloupe. Le prix de la cocaïne multiplie par six entre sa production et son arrivée ici, et par trente-six une fois en Europe. Cette puissance financière est énorme et largement sous-estimée.

Avec un taux de chômage des jeunes aussi élevé, beaucoup d’entre eux sont tentés par ces activités illégales. Le narcotrafic finance des scooters, des maisons, et soutient des familles, créant ainsi un cercle vicieux. Cela engendre également des problèmes de criminalité, de violence et de corruption à divers niveaux, y compris dans les ports, les forces de l’ordre et certains milieux économiques.

OWM: Merci pour ces précisions. J’ai constaté un phénomène similaire en République dominicaine, où le narcotrafic est également un problème majeur. Je ne pensais pas que la Guadeloupe était aussi touchée.

Olivier SERVA : Effectivement. La République dominicaine est un pays indépendant et le narcotrafic peut y faire partie de l’économie locale. Pour nous, il est crucial de ne pas tomber dans cette spirale. Mais malgré ces difficultés, la Guadeloupe possède un potentiel économique remarquable.

La Guadeloupe a un potentiel économique important, mais elle fait face à des défis en matière d’investissement. Quelles sont, selon vous, les principales opportunités d’investissement sur l’île pour les entrepreneurs locaux et étrangers ?

Olivier SERVA: Bien sûr. Le premier secteur à fort potentiel est celui de l’énergie. Le climat de la Guadeloupe offre un ensoleillement important, du vent, et surtout une ressource unique : la géothermie. C’est la seule énergie propre, renouvelable et non intermittente, car elle provient directement de la chaleur de la terre, contrairement au solaire ou à l’éolien qui dépendent des conditions climatiques.

Aujourd’hui, la géothermie fournit environ 8% de l’électricité en Guadeloupe, mais nous pourrions rapidement atteindre 30% avec une volonté politique forte.

Cependant, il y a un problème : EDF, qui exploite des moteurs au fuel à Jarry, produit déjà suffisamment d’électricité pour l’ensemble du territoire et n’est pas incité à investir dans les énergies renouvelables. Le rachat de l’électricité produite par les énergies renouvelables est limité, ce qui freine leur développement.

J’aimerais aussi évoquer un autre potentiel important lié à la valorisation des sargasses. Ces algues, qui proviennent de régions aussi diverses que l’Amazonie, le fleuve Congo ou le Mississippi, peuvent être utilisées pour produire du biogaz. En rassemblant les ressources de la Martinique, de la Guadeloupe et de la Guyane, nous pourrions atteindre une autonomie énergétique significative.

Le secteur du tourisme est crucial pour l’économie guadeloupéenne. Quelles initiatives proposez-vous pour attirer davantage d’investissements dans ce secteur et améliorer les infrastructures touristiques ? 

Olivier SERVA: A côté, du potentiel énergétique. On a notre principal moteur de croissance, c’est le tourisme. Notre industrie touristique est incroyablement à fort potentiel. Nous sommes uniques, par rapport à d’autres îles, dans le sens où nous sommes également un archipel. Les Iles de Guadeloupe comprennent 6 iles, Les Saintes, Marie-Galante, La désirade, Grande-Terre, Basse-terre et Petite terre. Nous avons un potentiel incroyable, nous faisons partie des iles les plus prisées.

Et puis, je rajoute que le fait que nous soyons une ile de la caraïbe française permet d’assurer une sécurité en cas de souci d’ordre médical.

Par contre, il faut améliorer la formation. Il faut améliorer l’accueil. Il faut améliorer le réceptif touristique.

Il y a la proviseure du lycée hôtelier, madame Lepierre, qui n’est plus proviseure mais qui l’a été pendant plusieurs années, qui me disait Olivier, sais-tu où est-ce que j’emmène mes stagiaires faire leur stage ? Je ne les emmène pas en France.

Je les emmène à côté à Sainte-Lucie, là où on voit des noirs servir d’autres noirs avec plaisir, avec bonheur, etc. Parce qu’ici, on est issus d’une société post-esclavagiste. On a vécu l’esclavage. Et parfois, il y a des mélanges dans la tête qui passent mal entre servitude et service. C’est-à-dire que si je vous sers, c’est comme si j’étais votre esclave. Donc parfois, il faut déconstruire tout ça. Donc , il faut de la formation. C’est un deuxième moteur de croissance, incroyable. Et puis, il y a un troisième moteur de croissance, qui est l’agriculture.

L’agriculture et la pêche sont les secteurs traditionnels de la Guadeloupe. Comment comptez-vous encourager les investissements dans ces domaines pour les moderniser et les rendre plus compétitifs ?

Olivier Serva: Il est essentiel de soutenir les agriculteurs et les pêcheurs par des formations et des subventions pour moderniser leurs techniques. Je préconise également la création de coopératives pour renforcer leur pouvoir de négociation sur le marché.

Figurez-vous qu’ici aujourd’hui, il y a 6000 hectares de terres en jachère, c’est-à-dire qu’elles ne sont pas cultivées, puisque les jeunes partent, puisque l’agriculture n’est pas assez valorisée, et puisque les perspectives d’argent ne sont pas assez bien développées, les gens laissent les terres en jachère et ça n’est pas bien développé.

On a des moteurs de croissance, mais encore faut-il mieux les valoriser. Par exemple, nous faisons le meilleur melon au monde.  Le meilleur melon au monde qui est exporté en France, les meilleurs bananes sont de Martinique, les rhums également, ici en Guadeloupe nous avons des rhums agricoles de haute qualité.

Nous possédons également la plus grande zone commerciale et industrielle de France qui se nomme JARRY et la seconde plus grande en Europe.

La transition énergétique est un enjeu majeur pour la Guadeloupe. Quelles mesures envisagez-vous pour attirer des investissements dans les énergies renouvelables et réduire la dépendance aux énergies fossiles ? 

Olivier Serva: Nous devons développer des projets d’énergie solaire et éolienne. Je travaille à la mise en place d’incitations fiscales pour les entreprises qui investissent dans les énergies renouvelables, afin de réduire notre dépendance aux énergies fossiles.

Le développement des technologies numériques est essentiel pour l’économie moderne. Quelles actions sont mises en place pour favoriser l’innovation et attirer des start-ups en Guadeloupe ?

Olivier Serva : Nous avons lancé des programmes de soutien aux start-ups, incluant des incubateurs et des financements. L’objectif est de créer un écosystème favorable à l’innovation, en collaboration avec les universités et les centres de recherche.

La formation et l’éducation sont des facteurs clés pour le développement économique. Comment collaborez-vous avec les entreprises pour adapter les formations aux besoins du marché ?

 Olivier Serva : Je travaille avec les entreprises locales pour identifier leurs besoins en compétences. Nous développons des programmes de formation adaptés, en partenariat avec les établissements d’enseignement, pour préparer nos jeunes à intégrer le marché du travail.

La Guadeloupe bénéficie de plusieurs dispositifs d’aide à l’investissement. Comment comptez-vous sensibiliser les entrepreneurs à ces opportunités et faciliter l’accès à ces aides ? 

Olivier Serva: Nous devons améliorer la communication sur ces dispositifs. Je prévois des ateliers d’information et des rencontres entre entrepreneurs et institutions pour faciliter l’accès à ces aides. Les délais de traitement doivent également être améliorés.

La Guadeloupe entretient des relations étroites avec la France et l’Europe. Quelles stratégies comptez-vous mettre en œuvre pour renforcer ces liens et favoriser le développement économique de l’ile ? 

Olivier Serva: Je milite pour une meilleure intégration de la Guadeloupe dans les politiques européennes, notamment en matière de financement et de développement régional. Cela permettra de renforcer notre position et d’attirer davantage d’investissements.

Monsieur Olivier SERVA, vous êtes un expert-comptable et homme politique reconnu, vous avez été élu député de la 1ère circonscription de la Guadeloupe en 2017 sous l’étiquette La République en marche. Engagé dans des questions de développement économique, d’éducation et de transition énergétique, vous avez été réélu en 2022. En plus de votre rôle parlementaire, vous soutenez des initiatives culturelles et sociales pour valoriser le patrimoine de votre île la Guadeloupe. Mais dans votre vie, personnelle de quoi vous sentez-vous le plus fier ? 

Olivier SERVA: Je souligne le fait qu’en 2017, j’étais en effet avec La république en marche, puis j’ai été réélu en 2022 en indépendant.

 J’ai toujours mis un point d’honneur à valoriser la culture locale, les entrepreneurs locaux et le savoir-faire local ainsi que le patrimoine Guadeloupéen.

Toujours dans ce sens, une de mes fiertés et que j’ai fait passer une loi sur la non-discrimination capillaire, Les cheveux crépus, bouclés, frisés, rouges, blonds, les chauves, sont discriminés. C’est prouvé par des études de LinkedIn aux Etats-Unis et en Grande Bretagne. Il a été prouvé par des études qui ont été menées qu’une femme qui va postuler à un entretien, qui a les cheveux plus frisés, bouclés, 8 fois sur 10 se change de coupe de cheveux pour paraître plus employable. Également, je vais aborder le problème sanitaire Quelqu’un qui utilise des produits pour se défriser, se lisser les cheveux, c’est mauvais pour la santé, Il est prouvé qu’il y a trois fois plus de chances d’avoir des cancers du col de l’utérus ou des fibromes en utilisant ce type de produit. Il est prouvé qu’une blonde ou une rousse qui doit progresser dans l’entreprise, aura 30% de chance de moins de progresser. Parce que dans l’imaginaire collectif la blonde peut paraitre moins qualifiée, la rousse étrange. Le chauve, pareil, moins 30% de chance de progresser.

Et donc, j’ai fait passer cette loi, quasiment à l’unanimité, et cela a été une couverture médiatique incroyable car c’est universel. Et je peux vous dire que j’ai eu beaucoup de retours positifs sur ça, de remerciements !

Je suis fière de ça. C’est un beau combat. Et je sais que ça touche des souffrances de générations de personnes. Et sinon, en dehors de la politique, ce dont je suis plus fier, C’est ma famille,  j’ai une fille de 5 ans, une de 18 ans, et un garçon de 20 ans. La politique, c’est dur. On sacrifie beaucoup, on voyage également avec pas mal de déplacements par mois, mais on fait tout notre possible pour voir nos enfants heureux et épanouis.

Pour conclure, quel est votre dernier message pour les lecteurs de Le Figaro à travers le monde qui seraient intéressés par la Guadeloupe ?

Olivier SERVA: Ils sont les bienvenus. Nous voulons bien accueillir ceux qui veulent découvrir la Guadeloupe, découvrir la beauté de notre archipel. Nous serions contents de les recevoir dans un des plus beaux endroits au monde qui est en France.

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